Le plaisir effacé. Clitoris et pensée (Catherine Malabou)

1871

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Le clitoris, absent des livres d'anatomie, des tableaux, des sculptures, des esprits, des corps mêmes, a longtemps été l'organe du plaisir effacé. Un oubli aujourd'hui réparé conférences, manifestes, oeuvres d'art le mettent à l'honneur. La jouissance clitoridienne est reconnue dans son autonomie. Les lignes du féminisme ont bougé elles aussi. Approches queer, intersexuelles, trans... 

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Le clitoris n'est peut-être plus aujourd'hui la marque exclusive de la femme.
Et pourtant, il reste le lieu d'une blessure. Parce que les mutilations sexuelles sont encore monnaie courante. Parce que le plaisir est toujours refusé à des millions de femmes. Le clitoris continue de marquer la place énigmatique du féminin. Entre extrême difficulté et extrême urgence de rappeler la brûlure de cette place, il est temps de laisser parler un organe de plaisir qui n'est jamais encore devenu organe de pensée.

Le Monde, sur Le Plaisir effacé :

Finis, les temps obscurs ? Terminés, les grands silences, la domination, l’écrasement du féminin ? On le croirait, en voyant combien la parole des femmes s’est libérée, comment leurs mœurs ont changé, à quel point les représentations collectives se sont transformées. Et pourtant, partout dans le monde, des excisions continuent par millions, et le désir sexuel demeure largement conçu sur un modèle unique. D’autre part, entre mille exemples, il faut savoir que l’anatomie du clitoris figure dans nos manuels scolaires, mais depuis… 2019 !

Ainsi, globalement, désir et plaisir féminins constituent toujours, selon le mot célèbre de Freud, un « continent noir ». Somme toute, « tout a changé » et « rien n’a changé ». C’est ce que souligne la philosophe Catherine Malabou dans son nouvel essai, Le Plaisir effacé. Sa réflexion trouve son point de départ dans ce double constat : discours et actions des multiples féminismes ont bouleversé le paysage et multiplié les perspectives ; malgré tout, les chapes de plomb de l’ignorance, les méconnaissances et les errements persistent massivement. Dans cette tension, cet équilibre instable, il s’agit d’avancer vaille que vaille.

Avec le clitoris pour guide, si l’on ose dire. Catherine Malabou rappelle quelles interrogations très diverses gravitent autour de cet organe dont la nature et la fonction sont jugées énigmatiques. Supposé ne servir « à rien », dans la mesure où il sert « seulement » au plaisir – donc à tout… –, il semble continûment être ou trop ou pas assez, en excès ou en défaut, source de jouissance démesurée ou bien pénis estropié. Sa relation au vagin, incomprise, donne naissance aux mythes de leur opposition ou de leur hiérarchie, de l’évolution normative d’un archaïsme clitoridien vers une maturité vaginale, source d’innombrables divagations...

L'auteure :

Professeure de philosophie à l'université de Kingston (Londres), Catherine Malabou est l'une des voix les plus originales de la pensée contemporaine. Elle est notamment l'auteure de Changer de différence (2009) et de Métamorphoses de l'intelligence. Que faire de leur cerveau bleu ? (2016).

Editions Payot 2020, 140 pages.

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Le plaisir effacé. Clitoris et pensée (Catherine Malabou)

Le plaisir effacé. Clitoris et pensée (Catherine Malabou)

Le clitoris, absent des livres d'anatomie, des tableaux, des sculptures, des esprits, des corps mêmes, a longtemps été l'organe du plaisir effacé. Un oubli aujourd'hui réparé conférences, manifestes, oeuvres d'art le mettent à l'honneur. La jouissance clitoridienne est reconnue dans son autonomie. Les lignes du féminisme ont bougé elles aussi. Approches queer, intersexuelles, trans... 

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