Prise de possession (Louise Michel)

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En 1904, quelques mois avant sa mort, Louise Michel entreprend une tournée de conférences avec le militant anarchiste, Ernest Girault. Sous le titre Prise de possession, Louise Michel insuffle aux peuples du monde entier l'idée de reprendre possession de soi, de reprendre ce qui appartient à chacun, le seul bien véritable, la liberté...

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« Veux-tu, paysan, cesser ta résignation éternelle et idiote ».

L'imminence de la révolution donne le ton de la conférence, l'idée d'urgence s'inscrit du début à la fin, une urgence qui, peut-être, s'explique par des décennies de lutte et de résistance, par une détermination à la hauteur du personnage et par une lassitude face à la perpétuelle exploitation.
Avant que le vieux monde ne tombe en poussière il faudra, nous dit-elle, refuser et résister. « Refuse, paysan, que ton fils aille égorger les autres peuples, que ta fille aille servir les plaisirs des maîtres ou des valets; apprends-leur la révolte afin qu'ils aient enfin la sociale, la République du genre humain ».
Parce que le système établi -quelle que soit l'époque- met tellement en échec la négation, parce qu'il crée l'engourdissement de la critique, parce que la société a le pouvoir d'endiguer toute tentative de subversion, parce que finalement la servitude est rendue supportable, pour toutes ces raisons Louise Michel ne cesse d'en appeler à la lutte : « Qu'attends-tu pour prendre ta place de combat ? ».
Le texte dans son ensemble fait appel à la puissance libératrice de l'homme, quel qu'il soit et où qu'il soit. Car secrètement, Louise Michel voudrait que se produise sous ses yeux, et donc de son vivant, un miracle de discernement et de lucidité, la possibilité que chacun puisse enfin entendre et comprendre l'arrogance et les mécanismes d'un système dont l'unique objectif est l'exploitation de l'homme par l'homme.
Le 18 mars 1882, lors du meeting salle Favié à Paris, Louise Michel se démarque publiquement des socialistes parlementaires et se prononcera le même jour pour l'adoption du drapeau noir par les anarchistes.
À la tribune, elle dira : « Je suis devenue anarchiste quand nous avons été envoyés en Nouvelle-Calédonie ». Il n'est donc en rien surprenant de retrouver dans Prise de possession une position tranchée quant à l'avènement éventuel d'une majorité socialiste : « Pourtant, si cela vous plaît, prolétaires du monde entier, restez comme vous êtes, peut-être que dans une dizaine de mille ans vous aurez réussi à hisser au pouvoir trois ou quatre des vôtres; ce qui vous fait espérer une majorité socialiste dans vingt-cinq à trente mille ans ».
Voulant convaincre que la satisfaction instinctuelle dans le système de la non-liberté aide le système à se perpétuer, la théoricienne de l'anarchie organise une remise en cause générale des consciences en s'opposant à toute idée de résignation, de renoncement et de défaite. Il devient alors évident que la liberté ne s'implore pas, elle se prend.

Figure majeure de la pensée militante et de l'action révolutionnaire, les écrits de Louise Michel restent incontournables quand il s'agit aujourd'hui de décrypter les enjeux de la critique sociale et du militantisme.

(Note de l'éditeur, Fabrice Millon)

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Prise de possession (Louise Michel)

En 1904, quelques mois avant sa mort, Louise Michel entreprend une tournée de conférences avec le militant anarchiste, Ernest Girault. Sous le titre Prise de possession, Louise Michel insuffle aux peuples du monde entier l'idée de reprendre possession de soi, de reprendre ce qui appartient à chacun, le seul bien véritable, la liberté...

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